GRANDPIANO

PIANO LATINO
récital
Simon GHRAICHY

Samedi 02 décembre 2017 à 20h30
au SOLARIUM de GRADIGNAN

Quand la musique savante
rejoint la musique populaire…
Ce prochain Gala GRANDPIANO
fera la part belle aux compositeurs
inspirés par les airs traditionnels
espagnols et sud-américains,
sous les doigts virtuoses
de Simon GHRAICHY,
pianiste audacieux,
puissant, vibrant et aérien.


Ernesto LECUONA – Cordoba

Quelques compositeurs
au programme de la soirée:

Heitor VILLA-LOBOS – Claude DEBUSSY
Camargo GUARNIERI – Ernesto NAZARETH
Manuel María PONCE CUÉLLAR
Manuel DE FALLA – Arturo MÀRQUEZ
Ernesto LECUONA – Enrique GRANADOS
Louis Moreau GOTTSCHALK – Isaac ALBENIZ

(article dans Le Point-2017)

Avec ses boucles échevelées, sa personnalité décomplexée
et son éloquente virtuosité, il bouscule l’univers feutré
de la musique classique. D’origine libanaise-mexicaine,
le pianiste français Simon Ghraichy connaît
un début de carrière fulgurant et sans frontières.
Casser les codes
Au piano, ses interprétations tout en finesse et flamboyance électrisent.
Ses mains graciles semblent comme enfiévrées, son corps possédé.
« Les cheveux, ça amplifie le mouvement », plaisante-t-il.
« Mais c’est vrai que côté personnage, je me sens beaucoup plus proche
d’un Liszt déluré ou d’un Gershwin que de Chopin ou de Schumann
qui voyaient la vie en gris »
, affirme l’artiste au tempérament fougueux,
qualifié de nouvelle « rock star » et de « phénomène musical » par la critique.
« Ça m’amuse mais je m’en fous complètement. Mais si une rock star,
c’est être un pianiste qui s’amuse à casser les codes,
alors oui je veux bien en être une »
, ajoute ce jeune homme
charmeur et espiègle, très présent sur les réseaux sociaux.
« Il faut savoir être moderne autant par son jeu
que par son look et sa personnalité, par sa communication.
C’est ça qui attire le jeune public, plus que la notoriété de l’artiste.
Il en va de la survie de la musique classique. »
« Ma force, c’est que je ne me suis jamais travesti.
J’ai toujours été comme ça »
,
assure encore ce natif de Beyrouth à l’enfance cosmopolite.
BOULE DE NEIGE
Fils unique d’un père libanais et d’une mère mexicaine,
il découvre enfant le piano dans la maison familiale,
simple meuble sur lequel personne ne jouait.
Boulimique de partitions, il se lance dans une course à l’apprentissage,
« sans pression »« J’ai fait des études généralistes.
Je ne suis pas allé dans des lycées à horaires aménagés.
La question d’une carrière professionnelle ne s’est posée qu’au bac.
Jusque-là, je prenais ça comme une véritable passion. »
Ce sera le Conservatoire national supérieur de musique de Paris
puis l’Académie Sibelius d’Helsinki.
Recherchant les voyages et l’exotisme, le jeune talent
profite de ses racines mexicaines et libanaises
pour se produire dans ces pays.
« L’important était de jouer le plus possible.
J’acceptais tout, partout, des petits concerts de rien du tout.
Mais il y a eu un effet boule de neige.
Ça m’a créé des opportunités »
, relate le pianiste multilingue
qui a fait de son métissage culturel un formidable atout.
Dans son troisième album « Heritages »,
sorti en février chez Deutsche Grammophon,
il se démarque en mettant à l’honneur des compositeurs sud-américains
peu joués en Europe comme Villa-Lobos ou Lecuona.
Le quatrième est pour cet hiver.